A propos

jeudi 5 mai 2016

Interview: Les nouvelles technologies, une chance pour les langues guinéennes

Sur le continent africain, 2015 et 2016 sont des années cruciales en termes électoraux. Au cours de ces deux années, il y a eu jusqu’à présent 14 élections.

Pour permettre à la population de jouir pleinement de ses droits de citoyen, les internautes ont multiplié les initiatives. En Guinée, où 65 % de la population est analphabète, l’Association des blogueurs de Guinée (ABLOGUI) avait lancé avec le financement d’OSIWA (Open Society Initiative for West Africa), une campagne d’information et de lutte contre l’usage des différences ethniques comme programme politique, pour éviter les affrontements au sein de la population.

Global Voices a demandé à M. Tafsir Baldé, responsable de la commission Promotion des langues nationales au sein de l'association des blogueurs de Guinée, de donner ses sentiments sur cette expérience.

Global Voices GV: M. Tafsir Baldé, pourriez-vous vous présenter de nouveau à nos lecteurs?
Tafsir Baldé TB: Je suis Tafsir Baldé, chercheur en langues et cultures africaines et blogueur en #Pular sur www.misiide.net, membre fondateur de l’Association des blogueurs de Guinée (ABLOGUI), et responsable de la commission promotion des langues nationales au sein de la dite association.
 GV: Qu’est-ce que c’est que le hashtag #GuineeVote? Et quelle relation avec les langues nationales: le #Pular et le #Nko?
TB: #GuineeVote est une plate-forme web participative autour des élections en Guinée. Un projet citoyen porté par l’Association des Blogueurs de Guinée (ABLOGUI). Sur cette plate-forme, une rubrique des langues nationales a été créée pour traduire l’essentiel de l’actualité électorale en langues nationales #Pulaar et #Malinké. 
Depuis sa création, notre association s’est fixé comme objectif fondamental de s'impliquer sur la façon dont les leaders des partis font la politique. Pour atteindre ce but au-delà de toute position partisane, nous avons pensé qu’il était nécessaire de réformer le discours politique en poussant les candidats à parler de leurs programmes et non des sujets à caractère ethnique. Nous avons donc établi un système pour comparer leurs programmes et pour que ceux-ci soient compris par la majorité d’une population qui ne maîtrise pas dans son ensemble la langue française nous avons introduit cette partie des langues nationales. 
Notre commission de langues nationales a donc traduit et publié surwww.guineevote.com dans ces deux langues expliquant le code électoral, l'importance de voter, les fonctions d’un élu, la comparaison des programmes des différents candidats, etc.

GV: Quels ont été les résultats?
TB: Nos résultats ont été remarquables. D’abord nos lecteurs se sont satisfaits parce qu’avec les publications dans ces deux langues, ils pouvaient mieux comprendre le processus électoral et son importance dans la vie de chaque Guinéen. Un lecteur nous a écrit dans un commentaire en Pulaar: “A weltaanama seydi Balde! Golle maa ɗen no labaa fota”  (traduction: Nous sommes très fiers de tes travaux remarquables, Monsieur Baldé). Sans oublier que nous avons amélioré la visibilité de nos langues nationales par le biais de ce projet.
GV: Connaissez-vous d’autres exemples d’initiatives d’utilisation des langues nationales pour l’engagement des blogueurs, en Afrique de l’ouest?
TB: En ce qui concerne la participation des blogueurs, à part  notre initiative, je ne connais pas d’autres initiatives de ce genre dans la sous-région! Toutefois, de nombreuses télévisions, mais surtout de radios diffusant en langues nationales sont disponibles online. 
Il faut signaler aussi que dans le cadre d'une participation démocratique plus large, le Burkina Fasso vient de traduire son code électoral dans ses principales langues nationales.D'autre part, en 2014, l’assemblée nationale sénégalaise a introduit la possibilité pour les parlementaires d'intervenir à l’hémicycle dans six langues nationales. 
Voilà des exemples à suivre pour permettre aux gens de mieux s’intéresser et exprimer leurs opinions.

GV: À vos yeux quels sont les obstacles à une plus grande utilisation des nouvelles technologies de l'information et de communication (NTIC) dans les processus électoraux en Guinée et dans la sous-région?
TB: Il faut mettre en évidence que les NTIC peuvent être efficaces pour l’expansion de nos langues nationales. On a réalisé des avancées significatives dans ce sens pour le pular et le n’ko. Je pense que limiter ces actions citoyennes en langue française ne sert pas grand-chose! Car selon les statistiques, environ 65 % de la population guinéenne ne comprend rien de la langue officielle de l'Etat et de toutes les institutions. Il va falloir donc que cela soit pris en compte dans le système d’information que nous blogueur mettons en place; qu’ils ne se sentent pas marginalisés parce que ne comprenant le français que peu ou prou. 
Nous n’avons rien contre l'usage du français, mais il nous revient la lourde tâche d’informer ces milliers de lecteurs dans leurs langues respectives.

GV: Comment voyez-vous l’avenir de l’utilisation des langues nationales dans les réseaux sociaux?
TB: Une étude réalisée par Gilles Maurice de Schryver et Anneleen Van der Veken, nous affirmait que ces langues apparaissent sur la Toile beaucoup plus comme des objets d’étude. 
Les langues africaines sont présentes sur les réseaux sociaux de deux manières distinctes. La première manière est caractérisée par des hashtags sur des sujets d'actualité nationale ou qui font référence à des éléments linguistiques régionaux. C’est le cas par exemple de #lwili (en langue mooré, l’une des principales langues du Burkina Faso), qui fait allusion à un pagne national, le lwili-peendé; porté depuis le temps colonial. 
Ce hashtag évoque naturellement toute la symbolique de l’oiseau, emblème de Twitter. Aussi, dans la culture ivoirienne du réseau social, l’expression « #Kpakpatoya » (en nouchi) indique le fait de relayer l’actualité nationale ou internationale pouvant intéresser les suiveurs du fil. Nous bloggeurs de Guinée, sommes en train de chercher un hastag à l’instar des ces pays de la sous-région. 
La deuxième manière se distingue par l’introduction des langues africaines sur les réseaux sociaux comme langue pour les utilisateurs. De plus en plus, les principaux acteurs des réseaux sociaux et des sources de référence offrent de la place aux langues africaines.

GV: De quels principaux acteurs parlez-vous? Pouvez-vous nous illustrer ce qu'ils font?
TB: Wikipédia, par exemple, propose des contenus dans quelques langues africaines, dont le peul et le bambara, une langue très proche du malinké. En outre, cette source de contenus a créé Afripedia en partenariat avec l'Institut français et l'Agence universitaire de la Francophonie depuis juin 2012. 
Même si ce n'est pas son objectif premier, le projet Afripédia visant à favoriser l'accès aux contenus sur les réseaux en ligne au plus grand nombre d'utilisateurs ne disposant pas facilement de connexion Internet, peut aussi contribuer à une plus grande utilisation des langues africaines dans les NTIC. 
Après le tamazight en 2013, Facebook a tout récemment adopté dix (10) autres langues africaines sur son réseau social comme langues d’utilisation. Personnellement, j’ai intégré le groupe des traducteurs de facebook en pular. D'après l'équipe en charge de veille sur nos travaux dénommée “Facebook Translations Team”, nous avons traduit le réseau en pular à 85%. 
A noter que depuis 2014, des jeunes africains se sont mis à concevoir des réseaux sociaux  purement africains. C’est le cas par exemple de « #Ilemba » (la marque en gabonais) basé à Libreville. 
Tous ces facteurs améliorent la visibilité des langues africaines sur les réseaux sociaux.
GV: Quel suivi envisagez-vous après les occasions liées aux élections pour  la promotion de l’utilisation de ces deux langues parmi les internautes guinéens?
TB: Dans l’agenda de nos principaux des activités de l’année 2016, nous comptons organiser une conférence débat sur la place des langues nationales dans les TIC. La rencontre vise à valoriser l’usage des langues nationales dans les technologies nouvelles. Au cours de cette conférence débat, nous allons mettre l'accent sur les innovations technologiques dans les langues locales afin d'inciter les citoyens et l'Etat à se servir des ces outils du web pour lutter contre l’analphabétisme dans notre pays.
GV: Votre dernier mot?
TB: J’invite mes amis bloggeurs, à prendre en compte les langues africaines dans leurs activités de blogging. Cela en vue d’une seule finalité, promouvoir la diffusion des langues africaines par les outils du web 2.0.

Propos recueillis par : Abdoulaye Bah, pour Global Voices

Signature : globalvoices
Copyright : © globalvoices



mardi 9 juin 2015

تقريرعن المائدة المستديرة حول: "التمذهب في المجتمعات المسلمة بين واقع التعدد وضرورة الوحدة "



بسم الله الرحمن الرحيم
وصلى الله على سيدنا محمد وآله وصحبه وسلم

نظّم اتحاد الطلبة الأجانب بمؤسسة دار الحديث الحسنية مائدة مستديرة بعنوان: " التمذهب في المجتمعات المسلمة بين واقع التعدد وضرورة الوحدة "، وذلك بمناسبة اليوم الثقافي للطالب الأجنبي في نسخته الثالثة، بتاريخ 12 شعبان 1436 هـ/ الموافق 30 مايو 2015 م، في قاعة المحاضرات بالمؤسسة.

شارك في تأطير المائدة المستديرة كل من الباحث المغربي عبد السلام أجرير والباحث المغربي أنس الجفال، والباحث السنغالي محمد بمب درامي، والباحثة الإندونيسية درّة اليتيمة، والباحث اليمني جلال الفضلي.

افتتح رئيس الجلسة الباحث محمد تفسير بالدي المائدة  بتحديد أهدافها، ذكر منها:
ـ إلقاء الضوء على تجربة الدول ذات المذهب الموحد.
ـ طرح أجوبة مناسبة على سؤال التوازن بين ضرورة الوحدة والتعدد المذهبي.
ـ تبادل الآراء وتقديم قراءات جديدة حول واقع التمذهب في المجتمعات المسلمة..

مردفا إيّاها بمجموعة من الأسئلة من قبيل:
-         هل الضرورة العصرية تقتضي وحدة المذهب أم تعدده؟
-         وهل يمكن تحقيق الوحدة المذهبية على أساس احترام التنوع المذهبي؟
-         كيف يمكن مواجهة الفوضى المذهبية؟ بالاستفادة من تجارب الدول الإسلامية في تدبير الشأن الديني؟..

وسيتولى كل باحث تقديم مداخلته في مدة لا تتجاوز عشر دقائق.

ابتدأ الباحث عبد السلام أجرير ورقته الموسومة بـ "التمذهب: مفهومه وقيمته" بالتساؤل عن ماهية المذهب؟ وبيّن أنه مصطلح مظلوم غاية الظلم، مرمي بالجمود والتقليد.. وأن أصله اختيار الفقيه في استنباط الأحكام رأيا ونظرا -أي الاجتهاد-، والمذهب من بين ما يهدف إليه تحقيق المناط وهو بهذا يعني الاجتهاد.

وعرّج على تعريفه بأنه: "انتماء العالم إلى مدرسة معينة قائمة على أصول ونظائر". فالمذهب مدرسة، وكل مذهب له مناهج معينة.
وتقريبا للصورة مَثَّلَ بالمدارس الفكرية الحديثة كالمدرسة الفرانكفونية والأنجلوساكسونية في اختصاص كل منهما بمناهج تميزها عن الأخرى.

كما بيّن أن المذهب لا يطلق إلا على المسائل الخلافية، واختيار العالم ينحصر في دائرة المختلف فيه، وما لم يُختلف فيه فهو دين وشريعة، فلا يقال مثلا: الصلاة واجبة على المذهب المالكي، أو جواز الاعتكاف على المذهب الحنفي، وإنما يستدل لكل بأصله من القرآن أو السنة.
وذكر بأن العلاّمة الكفوي قد نص على أن "الدين منسوب إلى الله تعالى والملة إلى الرسول والمذهب إلى المجتهد"، وما تقدم ذكره فهو عن المفهوم.
وأشار إلى أن المذهب المالكي أكثر انتشارا، وللمذهب الحنفي أكثر أتباعا.

كما يتميز المذهب المالكي بأصوله؛ ومن أصوله عمل أهل المدينة؛ لغلبة الظن أن تكون السنة في العمل استنادا إلى الرواية الفعلية، مُنبّهاً إلى أن أغلب الصحابة لم يكثروا من الرواية، وعليه فالسنة قد ظهرت في أفعالهم.

وعاد الباحث عبد السلام ليؤكد أن غاية المذهب استقرار أحوال الناس، فالمذهب يوحّد واللامذهبية تفرّق. وتساءل عن نصيب أفهام الصحابة رضوان الله عليهم ممن يدعو إلى الأخذ من الكتاب والسنة مباشرة؟ أليست أقوالهم أولى بالمراعاة والاعتبار من غيرها؟

فاللامذهبية دودة تنخر جسم الأمة، لكن علينا فهم مرامي التمذهب، فالمذهب لايعني التعصب، وما يؤدي للفتنة بين المسلمين يعود إلى: الخلافات السياسية أو التعصب.

ليختم بالتأكيد على ضرورة توحيد المعاملات والقضاء على مذهب واحد اتقاء للفرقة، فيما ترك الحديث عن قيمة المذهب بسبب ضغط الوقت.

أما الباحث أنس الجفال صاحب مداخلة: "الوحدة المذهبية ونظام الحكم الإسلامي في المغرب الأقصى أية علاقة؟"، فقد افتتح ببيان انتشار مذهب إمام دار الهجرة  في المغرب الأقصى مقترنا بسلطة النظام الحاكم، ولم تكن المذاهب بهذا القطر متعددة مع الدول المتعاقبة على حكم المغرب، مُركزا على دولة الأدارسة فما بعدها، وهي أول من تبنى رسمية المذهب المالكي لكون المولى إدريس على مذهب الإمام مالك وحفظه للموطأ، وقد أصدر أوامره لجميع الولايات للأخذ به، ولم يكن في زمانه مذهب غيره.

وأورد في ذلك كلام صاحب الاستقصاء من أن ظهور مذهب الإمام مالك كان بالأندلس ثم بالمغرب، واستمر المرابطون الذين توصف دولتهم بـ: "دولة الفقهاء" على نفس النهج من مناصرة وتنبي المذهب المالكي.

ومع الموحدين كانت دعوة الناس إلى الكتاب ونبذ التقليد، وقد رحل مهدي الموحدين إلى المشرق و أخد عن علمائها، وعند عودته إلى المغرب ألزم الناس بمذهبه وعد الخارج عليها ضالا.
فيما أطلقت دولة بني مرين حرية الاعتقاد والتمذهب ولم تتدخل السلطة المرينية في اختيارات الناس الدينية، لكن الناس تمسكوا بمذهبهم الأصلي بعد الظاهرية التي نادى بها الموحدون.

واتجه أهل المغرب في زمن السعديين إلى اختصار المذهب المالكي والتنافس على الشروح والتعاليق.
أما الأمر في زمن العلويين فظاهر في اختيار الفقه المالكي والعقيدة الأشعرية و التصوف الجنيدي.
وتساءل: هل يمكن الحديث عن تعددية مذهبية مع وجود سلطة إسلامية حاكمة كالمغرب مثلا؟
وبنى عرضه على أن المغرب الأقصى لم يعرف تنوعا في المذاهب وإنما ظل موحدا على تعاقب الدول التي حكمت المغرب.

أما الباحث السنغالي محمد بمب درامي الذي قدّم ورقته بعنوان: "نحو توحيد المرجعية الدينية في إفريقيا: السنغال نموذجا"، فقد نبّه في البدء إلى غياب سياسة واضحة المعالم لتدبير الشأن الديني في الدول الإفريقية بخلاف المغرب، مما ينعكس سلبا على توحيد المرجعية.

كما نبّه إلى خطورة التشيع الذي يخترق الشعب السنغالي السني المالكي المذهب عبر وسائل الإعلام "اف ام زهراء" وكذلك في مجال التعليم عبر مؤسسة "جامعة مصطفى العالمية" التي تتواجد بداكار، ومن افتتاح فرع لتعليم اللغة الفارسية بجامعة شيخ أنت جوب.

ويرى الباحث أن كل ذلك يضرب الوحدة المذهبية مما يفضي إلى إحداث الفرقة بين أبناء الوطن الواحد، وهنا ينبغي الحذر من الخطر الداهم بتوحيد المذهب، فيما اقتصر على ما قدم بسبب قصر المدة، وفي الأخير؛ أحال إلى مرجع " تنبيه المراجع على تأصيل فقه الواقع" للشيخ عبد الله بن بيه: لأهميته في المجال المذكور.


درة اليتيمة صاحبة مداخلة: "التمذهب في أندونيسيا من الوحدة إلى التعدد".

تقدمت بالشكر للجنة المنظمة ورئيس الجلسة، وابتدأت كلمتها بالتطرق لتجربة التمذهب في إندونسيا معرّجة على تاريخه الذي انطلق مع التجار المسلمين المسالمين الوافدين إلى البلاد وذكرت أن هدفهم لم يكن في الأول هو نشر الدين.

واختلفت الروايات فيمن أدخل الإسلام إلى أندونيسيا: أَهُمْ أهل اليمن أو الهنود أو الصينيون؟ ولكل رأي ما يعضده من الأدلة.

وقد تعددت المذاهب في اندونيسيا حسب المناطق، ووجد من يأخذ بالمذهب الشافعي كأهل سومطرة، كما اتبعت جزر أخرى المذهب الحنفي، ويتبع بعضهم المذهب الشيعي، ويعود الفضل في بقاء الشوافع بالبلاد إلى دولة آشي.

ومع سيطرة الاحتلال الهولندي تقلص ظل الشريعة وحكمت القوانين الوضعية، إلا أن مجال الأحوال الشخصية بقي محفوظا للمذاهب الأربعة، على أنه من أبرز المؤسسات الدينية مجلس علماء الأندونيسي و يعهد إليه بالإفتاء، وإلى جانبه توجد الجمعية المحمدية، وجمعية العلماء، وتتولى الهيئات المذكورة إصلاح الشأن الديني.

وأشارت في آخر مداخلتها إلى أن الوحدة لا تعني عدم الانفتاح والتعدد لا يعني التطرف، وترى أن المشكلة لا تكمن في تعدد المذاهب بقدر ما تكمن في الأخلاق التي لا تقدر و لا تحترم الآخر.

أما الباحث اليمني جلال الفضلي، فقد عنون مداخلته بـ: "وحدة المذاهب بين النظرية والتطبيق".

أشار في البداية إلى أن كل ما يدعو للاجتماع والائتلاف فالشرع يأمر به، وكل ما يؤدي للفرقة والتشرذم فمنهي عنه، وبيّن أن التسميات إن أدت إلى فتنة فينبغي الابتعاد عنها، وضرب لذلك مثالا فيما كان يقع أحيانا بين المهاجرين والأنصار.

وتساءل: هل بإمكاننا توحيد الناس؟ كما أشار إلى أن الاختلاف واقع منذ الرعيل الأول، وهو -أي الاختلاف- أمر فطري، والواقع أيضا لا يسمح بوحدة المذاهب، لكن قد يحدث أن يتوحد قطر ما على مذهب، ويكون ذلك من إحدى جهتين:
ـ حكم السلطان ومناصرته للمذهب.
ـ خدمة العلماء لمذهبهم حتى لا يندثر كما وقع لبعض المذاهب.

وهنا يأتي السؤال: كيف ندير الخلاف أو كيف نتعايش؟ وعلى ضوئه ذكر الباحث القواعد الإرشادية المفضية إلى المقصود من كون: مصدر التلقي واحد، والخلاف أقوالٌ و أقلامٌ لا خلاف قلوب وأبدان، ومسائل الاجتهاد لا إنكار فيها.

هذا وقد أعقبت المداخلات الأربعة أسئلة من الحضور توحي بأهمية قضايا المذهب والوحدة والتعدد سواء في دول ذات سياسية موحدة لتدبير الشأن الديني أو في الدول العلمانية التي تترك الحبل على الغارب.

 واختتمت المائدة المستديرة بتوزيع شهادات التقدير على الباحثين الشباب المشاركين في المائدة.









محمد تفسير بالدي
عن اللجنة العلمية